GUILIN - GuangXi
Rares sont les voyages en Chine qui ne passent pas par Guilin. Un raz-de-marée touristique tel qu'il ferait presque oublier la réelle magie qui s'opère lorsqu'on atterrit au milieu des pains de sucre. Une forêt d'osmanthus (gui lin) pour une forêt de pierres, un univers fantasmagorique de collines et de pics karstiques dont la minéralité est égayée par les rizières et les bambous de cette région tropicale. Il y a des millions d'années, Guilin était sous les mers et une lente érosion finit par créer ce paysage tout à fait exceptionnel. Si du Nord-Viêtnam au GuiZhou le karst est omniprésent, à Guilin, le déchaînement lapidaire surprend, inonde et fascine. Serpentant au milieu des collines, la rivière Li achève d'enchanter le regard. Les peintres la préfèrent sous les brumes, les paysans sous la pluie, les voyageurs sous le soleil. Les dieux hésitent... - Journal de bord - Avec Paule, nous avons voulu tenir un journal de bord de notre voyage à Guilin dans le GuangXi et de la virée dans le GuiZhou (ce sont deux provinces du sud de la Chine, frontalières avec le Vietnam). Nous avons tenu à la faire tout d’abord pour avoir de supers souvenirs une fois plus veilles à travers un album de photos qui sera fait en rentrant, pour aussi transcrire nos impressions du moment quoiqu’elles resteront toujours gravées dans nos mémoires, mais surtout en solidarité avec tout ceux qui bossent alors que nous, nous sommes en vacances ! On pourrait donc appeler ce journal de bord « Devoirs de Vacances ».
Mercredi 16 Janvier 2008 : Un départ sur les chapeaux de roues ! Une course de folie, pas mal de stress dans un bus pris un peu tard pour arriver à monter à l’heure dans le train de Ningbo direction Shanghai… Notre voyage commence bien !
Finalement, après un petit sprint à la sortie du bus qui semblait ne pas vouloir avancer, nous avons attrapé notre train de grande justesse. Le train nous emmenait à Shanghai d’où nous avons pris notre avion pour Guilin à l’aéroport de HongQiao. Le trajet en train a été ponctué de propositions de vendeuses aux voix criardes : un coup de la boisson, un autre des barquettes de salade de fruits, encore un autre du riz en poussant devant elles des petits charriots garnis (bien pratiques, faut l’avouer)… Les Chinois mangent tout le temps ! Des chansons ressemblants à des incantations plus qu’à autre chose nous ont accompagnées durant nos quatre heures de train. Une vraie foire d’empoigne ! Nous avons tout de même eu la chance de voyager dans un train première classe. Une vraie expérience que je recommande à tous ceux qui voyagent en Chine. C’est une belle façon d’appréhender le paysage chinois et de sauter de plein pieds dans cet environnement si déroutant... Nous arrivons, chose curieuse, à la gare du centre de Shanghai.
Une chose à laquelle il faut bien faire attention en Chine est la gare à laquelle on arrive. Eh oui ! Souvent les villes possèdent plusieurs gares : routières, ferroviaires, on ne sait plus trop où aller… mais on s’y fait vite ! Tout comme les aéroports d'ailleurs... Nous n’avions pas prévu d’arriver à la gare du centre car, la plupart du temps, je dirais même 99,99% du temps, Ningbo est reliée à la gare du sud de Shanghai. Nous prenons donc un taxi vers l’aéroport (50¥ environ) mais avant ça, déjeuner dans la cantine de la gare du centre : dégueux et crade ! Aéroport de HongQiao : super propre, la sécurité et les mesures sont moins dures que pour l’international : les liquides sont acceptés après vérification. Dans l’avion : des voix françaises ont été entendues. Nos routes se sont croisées un instant. Mais nous sommes assez associables avec Paule… L'arrivée à l’aéroport de Guilin se fait sans problème, encore moins la trajet jusqu'à notre hôtel : des navettes sont proposées jusqu’au centre de la ville. Il suffit de dire sa destination et on vous débarque en chemin. (20¥/pax) Hôtel 94¥/2 pax, propre avec douche chaude et fermée et de la climatisation chaude.
Aprés avoir déposé nos affaires dans la chambre, nous sommes parties en repérage. Il faut toujours s’enquérir des moyens de transport la veille, cela évite de trop mauvaises surprises le lendemain. Autre conseil : achetez les billets également la veille, on est sûr d’avoir un bus pour partir. Les personnes de Guilin travaillant dans les agences de voyages sur la place de la gare sont assez incompétentes !!!! ou alors ne voulaient nous vendre que leur destination. Nous avons donc dû nous débrouiller pour trouver la gare routière, 500m après la gare ferroviaire vers le nord.
Nous avions décidé de commencer notre périple sur place par une virée de ¾ jours plus à l’est de Guilin et dans la province d’à côté, le GuiZhou. Nous avons donc acheté nos billets de bus la veille pour CongJiang, ville que nous avions décidée comme bivouac pour les excursions dans les petits villages des minorités Miao et Dong des alentours. Achat de billets de bus pour Congjiang 70Y/pax. Nous avons fini pas nous coucher après une balade de nuit dans Guilin et notamment sur le marché nocturne de la ville. Le lendemain, le réveil était mis à 5h30.
2ème épisode : Jeudi 17 janvier, Guilin - CongJiang, la galère (dans tous les sens du terme) |